Unité de recherche sur les maladies non transmissibles

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Unité de recherche sur les maladies non transmissibles

Dr Edouard SUHAS

Dr Sc.

La thématique du laboratoire

Comme d’autres populations éloignées des grands centres urbains, les communautés polynésiennes ont longtemps été dépendantes de leur milieu naturel pour assurer leur subsistance. Aujourd’hui, avec le développement des transports, ces populations perdent leur isolement et sont de plus en plus concernées par les phénomènes de mondialisation. Ainsi, au cours des dernières décennies, sont apparues en Polynésie française les maladies dites « de civilisation » (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires…) et les facteurs de risque qui leur sont associés, tels le tabagisme, la sédentarité et surtout les changements alimentaires. Ces bouleversements se sont produits sur une courte période et concernent notamment les jeunes générations.

Dans le domaine des maladies non transmissibles, il existe également un volet sur l’imprégnation des populations par les polluants liés à l’environnement (métaux lourds) mais également aux pratiques agricoles (pesticides).

Le volet imprégnation par les métaux lourds a été abordé par le laboratoire pour le methylmercure et d’une façon plus générale dans le cadre d’une sollicitation du Pays et de l’Etat dans le programme MakHao.

Il est essentiel d’apprécier l’évolution de ce phénomène en Polynésie française afin de fournir aux autorités sanitaires des données chiffrées et objectives pour des décisions futures cohérentes à la réalité sanitaire de la population.

Créée en 2009, l’unité de recherche sur les maladies non transmissibles (LMNT) poursuit cet objectif.

Les programmes

Les collaborations

Locales :

  • Université de la Polynésie française, Délégation à la recherche

Internationales :

  • Université Laval (Canada), Institut national de santé publique du Québec (Canada)

Les publications

Les recherches passées

En 2009, le LMNT a réalisé un programme intitulé « La transition alimentaire et sanitaire en Polynésie française » visant à comparer une population originaire des Australes résidant dans l’environnement urbain de Papeete et une population des Australes vivant dans son archipel d’origine (île de Tubuai). Cette enquête a mis en évidence que la transition alimentaire (et ses conséquences sanitaires) est plus marquée dans le contexte urbain que dans l’archipel des Australes mais surtout qu’elle concerne davantage les adolescents que leurs aînés.

A la suite, en 2011, une étude complémentaire menée au sein du collège de Tubuai (« Ressources alimentaires et santé aux Australes – RASA ») a démontré que ces observations inquiétantes n’étaient pas irréversibles et qu’un bon équilibre alimentaire associé à une activité physique régulière permettait d’améliorer les paramètres biologiques des adolescents sur une période de 6 mois.

En 2016, à la demande des autorités de l’Etat et de la Polynésie française, l’équipe s’est attachée à évaluer l’imprégnation éventuelle des habitants de Hao par les polluants industriels issus de l’activité nucléaire de l’atoll, ancienne base du Centre d’expérimentation du Pacifique. Une imprégnation par le plomb est attestée mais ne serait pas consécutive à ces expérimentations passées.