Conseil scientifique 2010

Conseil scientifique de l'ILM : les chercheurs évalués par leurs pairs

Le conseil scientifique de l’Institut Louis Malardé (ILM) se tiendra du 9 au 11 juin 2010, sous la présidence du professeur Vincent Maréchal, professeur des universités à l’université Pierre et Marie Curie, et responsable de l’équipe Chromatine et génomes viraux de l’UMRS 872 (INSERM-Univ Pierre et Marie Curie-Univ René Descartes).

Ce conseil est constitué de personnalités reconnues du monde scientifique polynésien. Il réunira ainsi autour du Pr Maréchal :

  • Mme Priscille Frogier, déléguée à la recherche de Polynésie française
  • Pr Pierre Méry, délégué régional à la recherche et à la technologie auprès du haut-commissariat
  • Dr Christian Moretti, directeur de l’Institut de recherche pour le développement en Polynésie
  • Dr Taivini Teai, maître de conférence à l’université de la Polynésie française.

Le conseil scientifique a pour vocation d’éclairer les administrateurs de l’Institut sur l’orientation et l’évaluation des activités de recherche. Il s’assure que les programmes sont en adéquation avec les objectifs fixés par les autorités de tutelle et que sont mis en perspectives les moyens humains, techniques et financiers nécessaires.

Face à la diversité et la complexité des champs d’investigation explorés pour répondre aux enjeux de la santé publique en Polynésie française (6 thématiques distinctes), face à la multiplicité des collaborations scientifiques nouées et compte tenu des délais et des coûts de toute recherche, il est en effet impératif de faire, à chaque étape d’avancement, les bons choix stratégiques et méthodologiques sur des problématiques clairement énoncées.

Il appartiendra, en outre, au conseil scientifique de se prononcer sur la politique d’ouverture de l’ILM à de nouveaux partenariats, à l’échelle locale, nationale et internationale, soutenue par la direction générale depuis 2009.

Les conclusions de cette expertise seront restituées aux autorités de tutelle ainsi qu’aux équipes de recherche, le vendredi 11 juin, à l’issue de l’examen des programmes et des visites des laboratoires. Elles seront par la suite présentées au conseil d’administration de l’ILM.

De nouveaux partenariats

Parallèlement aux collaborations liées directement aux programmes de recherche, depuis 2009, la direction générale s’est engagée dans une politique volontariste visant à intégrer l’ILM dans des réseaux nationaux ou locaux.

  • L’Institut participe actuellement aux travaux de la commission santé de la Stratégie Outre-Mer : Recherche, Innovation, Enseignement supérieur et Insertion professionnelle (STRATOM), mise en œuvre par le ministère métropolitain de l’enseignement supérieur et de la recherche.

  • Il a adhéré, en qualité de membre fondateur, au grand observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (GOPS). Cette structure de recherche, de formation, de valorisation et d’expertise basée sur l’observation et le suivi à long terme des écosystèmes et de la biodiversité réunit à ce jour 15 institutions de recherche. (Institut de recherche pour le développement, Université Pierre et Marie Curie, Université de Nouvelle-Calédonie, Université de la Polynésie française, Université de Perpignan via Domitia, Ecole pratique des hautes études, IFREMER, Museum d’histoire naturelle, Institut agronomique néo-calédonien, CNRS-Institut national des sciences de l’univers, CNRS-Institut écologie et environnement, Université de Montpellier 2, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, Institut de physique du globe de Paris), ILM.

  • Plusieurs chercheurs de l’ILM se sont associés, auprès de leurs homologues locaux, au projet de constitution d’une unité mixte de recherche (UMR) en Polynésie qui devrait s’ouvrir en 2012 sur le thème de l’environnent insulaire océanien.

  • L’ILM a intégré l’association Fa’ahotu-pôle d’innovation polynésien, dont l’objet est de mettre à profit les résultats de la recherche pour stimuler le développement économique et la création de nouvelles richesses. 15 entreprises et 6 centres de recherche ou de formation (UPF, IFREMER, IRD, CRIOBE, LESE, ILM) sont également membres de l’association. Créée en août 2009, celle-ci a pour objectif premier de s’appuyer au pôle Mer Bretagne dont certaines thématiques sont proches des problématiques locales. Déjà, plusieurs projets de recherche et développement axés sur l’exploitation des ressources naturelles (terrestres et marines), la biodiversité, les biomolécules d’intérêt et les biotechnologies, les énergies renouvelables et la préservation des milieux, sont susceptibles d’être menés.

L’intégration de l’Institut devrait permettre d’optimiser, voire d’étendre, les compétences de ses équipes mais également de stimuler les financements extérieurs et, à terme, d’assurer une meilleure valorisation des résultats de la recherche, en soutien au développement de la Polynésie française.

 

 Les programmes présentés au conseil scientifique

Insectes vecteurs et nuisants

  • Élimination d’une population isolée d’Aedes polynesiensis, vecteur principal de la filariose lymphatique, dans une zone de forte endémie de la Polynésie française (Collaboration : Université du Kentucky ; financement : National Institute of Health)
  • Apport d’une stratégie intégrée de lutte anti-vectorielle pour l’élimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique Sud (Collaborations : université du Kentucky, université de Sydney, Tropical Public Health Unit Network (Australie) ; financement : fondation Bill et Melinda Gates)
  • Étude de la bio-écologie du moustique Aedes polynesiensis dans le cadre de programmes de lutte biologique contre la filariose lymphatique (Collaboration : Université d’Oxford ; Co-financement : délégation à la recherche de la Polynésie française)
  • Contribution au programme « Development of standardised mass-rearing systems for male mosquitoes » (Coordination Agence internationale de l’énergie atomique)
  • Contribution au programme « Biology of male mosquitoes in relation to genetic control programmes » (Coordination Agence internationale de l’énergie atomique)
  • Nouvelles stratégies de lutte anti-vectorielle pour le contrôle de la filariose lymphatique en Polynésie française (Collaboration : université d’Oxford ; financement : Medical Research Council britannique)
  • Lutte contre le nono blanc des Marquises : « Développement et application d’une stratégie de lutte durable contre le moucheron hématophage, Leptoconops albiventris De Mejiere 1915, dans l’archipel des Marquises » (Financement : contrat de projet)
  • Construction d’une station de recherche en entomologie médicale pour une lutte anti-vectorielle efficace, écologique et durable en Polynésie française et dans la région Pacifique (Financement : contrat de projet)

Filariose

  • Participation à une étude multicentrique pour la validation d’outils de surveillance managée par l’Association Task Force for Children Survival and Development dans le cadre du programme PacELF (2007-2009)
  • Surveillance biologique et entomologique de la filariose par PCR en temps réel – Détection des larves de Wuchereria bancrofti dans le sang des malades et dans les moustiques (Collaboration : Smith College, USA)

Dengue et autres arboviroses

Epidémiologie, épidémiologie moléculaire et génétique du virus de la dengue

  • Etude de la variabilité génomique des souches virales de dengue 1 circulant en Polynésie française de 2001 à 2006 (Collaboration et co-financement : Unité des virus émergents, UMR 190 IRD-Université Aix-Marseille II)
  • Dynamique des quasi-espèces de dengue: (i) in vivo dans le sang capillaire; (ii) in vitro sur lignées cellulaires de mammifère et de moustique (Collaborations : Unité des virus émergents, UMR 190 IRD-Université Aix-Marseille II et hôpital d’Uturoa ; co-financement : UMR 190)
  • Identification de marqueurs moléculaires corrélés à la virulence et à l’atténuation de souches virales de dengue 3 isolées en Polynésie française (Collaboration CNR Lyon)
  • Historique et dynamique des épidémies de dengue en Polynésie française (Collaborations : direction de la santé de PF et Institut Pasteur du Cambodge)
  • DEN-PACSUD - La dengue ou la nécessité d’une recherche locale et coordonnée sur un problème de santé publique commun aux Territoires et Etats insulaires du Pacifique Sud (Collaborations : Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, Who Collaborating Centre for Arbovirus Reference and Research (Australie), hôpital de Sia (Wallis et Futuna), CNR des arbovirus - Institut Pasteur de Paris ; Co-financement : Fonds Pacifique, Agence nationale de la recherche)

Interactions virus de la dengue / moustiques vecteurs

  • Caractérisation moléculaire des protéines se liant au virus de la dengue dans les glandes salivaires de moustiques vecteurs (Collaboration et co-financement : Université de Georgie, USA)
  • Compétence vectorielle d’une souche sauvage et d’une souche modifiée d’Aedes polynesiensis vis-à-vis du virus de la dengue (Collaboration et financement : Université du Kentucky)

Surveillance de la dengue et autres arboviroses

  • Surveillance entomologique et biologique de la dengue et autres arboviroses en Polynésie française (Collaborations : Institut de Médecine Tropicale du Service de Santé des Armées, direction de la santé de PF ; co-financement : ministère de l’outre-mer)

Pathogenèse des formes sévères de dengue chez l’homme

  • Immunité cellulaire anti-dengue mémoire et formes sévères (Collaborations : Hawaii University/ Western Australia University ; financement : National Institute of Health)
  • Susceptibilité génétique aux formes sévères de dengue en Polynésie française (Collaboration : Institut Pasteur de Paris)

Projet d’acquisition par la Polynésie française d’un laboratoire de niveau de sécurité biologique 3 (NSB 3) hébergé par l’ILM. (Financement : contrat de projet)
 

Maladies non transmissibles

  • Analyse des risques et bénéfices alimentaires reliés à l’utilisation des ressources locales et essai préventif en milieu scolaire aux Australes (Collaboration : université Laval Canada ; financement : contrat de projet, EPAP)

Micro-algues toxiques

Développement d’outils d’analyse et de surveillance des intoxications par biotoxines marines en Polynésie française

  • Surveillance épidémiologique des intoxications par biotoxines marines en PF (Collaborations : université Laval Canada, direction de la santé de PF)
  • Détection moléculaire de la micro-algue ciguatérigène Gambierdiscus (Collaborations : CCFHR-NOAA (USA), Smithsonian Institution (USA), CCEHBR-NOAA (USA), University of Hong Kong, IRD, Institut Pasteur ; co-financement : délégation à la recherche de PF)
  • Tests de détection des biotoxines marines (Collaborations : IRD, AIEA, Institut Pasteur, CCEHBR-NOAA, Institut de Recherche et de Technologie Agroalimentaire Espagne ; co-financement : délégation à la recherche de PF)

Prévention et gestion des risques liés aux intoxications par biotoxines marines en PF

  • Evaluation du risque ciguatérique dans les lagons de PF (Collaborations : IRD, direction de l’environnement de PF, Réserve de biosphère de Fakarava)
  • Evaluation des méthodes traditionnelles de dépistage des poissons toxiques (Collaboration : université Laval Canada, IRD ; co-financement : fondation Lepercq, Canada)
  • Valorisation de molécules actives dans le traitement de la ciguatéra (Collaborations et co-financement : IRD, Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, CHU de Rangueil)

Coopération régionale en matière de recherche sur les biotoxines marines

  • Analyse des risques toxiques liés au développement de cyanobactéries marines benthiques en zone tropicale (Collaborations : IRD, ARVAM, Institut Pasteur, CNRS, IFREMER, CHU de Rangueil, Université de Boston ; financement : agence nationale de la recherche)
  • Etude du risque ciguatérique dans l’île d’Emao (Vanuatu) (Collaborations : IRD, secrétariat de la communauté du Pacifique Sud, service des pêches du Vanuatu, université de Boston ; financement : fonds Pacifique)
  • Etude du risque ciguatérique aux îles Cook (Collaborations : Institut Cawthron, ministère des ressources marines des îles Cook ; co-financement : fonds Pacifique, Institut Cawthron, ministère des ressources marines des îles Cook)

Substances naturelles

  • Contribution à la lutte anti-vectorielle : recherche dans la biodiversité de la Polynésie française de nouvelles substances naturelles insecticides, répulsives ou attractives vis-à-vis des moustiques (Collaborations : université de Bretagne occidentale, département de l’agriculture des Etats-Unis, CNRS ; financement : EPAP)
  • Programme Huiles essentielles de plantes aromatiques et médicinales de Polynésie française (HEPAM PF): composition chimique des huiles essentielles d’Ocimum basilicum, Etlingera cevuga, Psidium guajava et Psidium Cattleyanum (Collaborations : université de Bretagne occidentale, département de l’agriculture des Etats-Unis, CNRS)
  • Programme Substances naturelles bio-actives de Polynésie française (SUNABIO-PF) (Collaborations : Université de Bretagne occidentale, CHU de Brest, CNRS)
  • Thérapies corporelles des états anxio-dépressifs : hydrothérapie et massage thérapeutiques utilisant des plantes médicinales de PF (Collaboration : CHPF)