Pour marquer ses 60 ans, l’Institut Louis Malardé a lancé un concours de création en partenariat avec le centre des métiers d’art de Papeete. Le défi proposé aux élèves : créer le symbole de l’ILM.
Seule contrainte imposée : cet objet devait être un objet de bureau.
Les concurrents ont rivalisé de créativité et d’habileté pour imaginer des œuvres dont la qualité a été soulignée par toute l’équipe de l’ILM.
Un jury, composé d’un représentant du ministère de la santé, de la déléguée à la recherche, du directeur de l’ILM, d’un représentant du comité d’entreprise, d’un professeur du centre des métiers d’art et d’un artiste local s’est réuni au mois de juin pour désigner le lauréat.
La remise du prix s’est déroulé le mercredi 28 octobre 2009 à l’Institut Louis Malardé en présence de l’ensemble des concurrents, des membres du jury et du personnel de l’Institut.
Le prix est revenu à M. Raimana BAREILLE, élève de 3ème année, spécialité sculpture, qui a basé sa création sur le dynamisme avec une structure mobile et l’alliance du passé et de la modernité symbolisée par l’utilisation du bois et du plexiglas gravés.
En plus de sa récompense, le gagnant s’est vu commander dix reproductions de son œuvre par l’ILM. Les candidats moins chanceux ne sont pas repartis les mains vides, un tee-shirt aux couleurs de l’ILM leur a été offert. Ils pourront également proposer à la vente leur création et le personnel de l’Institut s’est déjà montré très intéressé.
Un concept originalRaimana BAREILLE explique : Les jeux de volume avec les formes triangulaires sont là pour faire vivre l’élément central et pour permettre un meilleur équilibre de l’espace. (...) Les formes simples et dynamiques sont là pour soutenir cette pensée. Elles suggèrent différents outils de travail, tels qu’un microscope, une pince ou encore une plaquette ronde d’observation. Pour démontrer cet esprit de transparence et de laboratoire, j’ai utilisé différents moyens : un jeu de matière entre les éléments du bois et du plexiglas. Le côté technique est illustré par un système rotatif. Ce système permet de libérer ce trophée d’une base fixe et d’illustrer le mouvement perpétuel des «pensées». Les différents motifs polynésiens sont introduits pour inscrire l’œuvre dans son environnement. La gravure de chevrons sur le bois ou l’ajouration de motifs à lignes parallèles donnent un dynamisme qui permet de diriger un sens de lecture. Les motifs tahitiens répondent au graphisme du logo et créent une unité. L’utilisation de la gravure est un rappel sur le passé. Les Polynésiens l’utilisaient pour illustrer la notion de lignée ou de sacré. J’ai employé cette technique pour rendre hommage à tous ceux qui dans le passé et aujourd’hui encore ont contribué au développement de l’Institut Louis Malardé. |
||
![]() |
![]() |
![]() |
| Exposition des oeuvres et remise du prix | Raimana Bareille, aux cotés des représentants de l'ILM et d'Hervé Fay, artiste et professeur du CMA | L'oeuvre primée, nouveau symbole de l'ILM |
| |
|