Le protocole de ce test est issu du manuel de laboratoire du LIN (Lutte Insectes Nuisibles)-UR16 de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) de Montpellier. Il a été adapté aux besoins du test d’huiles essentielles (HE) à caractère répulsif sur les populations de moustiques du genre Aedes présents en Polynésie française par le Laboratoire de recherche en entomologie médicale (LEM) de l’ILM.
Le test en tunnel a pour but d’évaluer l’impact des moustiquaires imprégnées de répulsifs sur des moustiques adultes dans des conditions de laboratoire simulant les conditions du terrain.
Les moustiques sont regroupés en huit catégories selon qu'ils sont gorgés, vivants ou morts, d'un côté ou de l'autre de la moustiquaire imprégnée :
* moustiques ayant pris un repas sanguin
L’analyse détaillée de ces données permet de noter :
le degré de protection individuelle (PI) par détermination du nombre de moustiques gorgés (vivants ou morts) d’un côté ou de l’autre de la paroi moustiquaire.
le degré de protection collective (PC) par détermination du nombre de moustiques gorgés vivants d’un côté ou de l’autre de la paroi moustiquaire.
Dans une moindre mesure, ces huit catégories de moustiques peuvent donner une indication sur le degré minimum de répulsivité de l’HE par détermination du nombre de moustiques récoltés à l’extérieur de la paroi moustiquaire.
Le test en tunnel utilisé par le LIN est inspiré du modèle mis au point par Elissa et Curtis. Il a été ensuite adapté par le LIN pour reproduire davantage les conditions naturelles puis validé en Côte d’Ivoire en comparant les résultats obtenus en parallèle dans le dispositif en tunnel et les cases expérimentales.
Pour réaliser ces tests, le LEM dispose de trois cages : une cage témoin et deux cages de tests.
Les cages sont montées comme suit :
Par ailleurs, ce test nécessite par cage la participation d’un rat (cobaye) et de cent moustiques (Aedes aegypti) femelles nullipares âgées de 5 à 7 jours.
