La ciguatéra : revue bibliographique et cas particulier de la Polynésie française.

Titre: 
La ciguatéra : revue bibliographique et cas particulier de la Polynésie française.
Auteurs: 
Mozzon S
Type de communication: 
Thèse
Année: 
01/2000

Doctorat en Pharmacie - Université de Besançon (France), 234 p.

Abstract

la ciguatéra, forme la plus fréquente d'ichtyosarcotoxisme dans le monde, est une intoxication alimentaire provoquée par l'ingestion de poissons tropicaux dont environ 400 espèces sont incriminées.

A l'origine, se trouve une microalgue : Gambierdiscus toxicus capable de se multiplier sur les récifs coralliens, préalablement détruits par l'action de l'homme ou de la nature, et de synthétiser deux familles de toxines, l'une liposoluble (les ciguatoxines) et l'autre hydrosoluble (la maitotoxine). En ingérant les macroalgues supports, les poissons herbivores deviennent porteurs, puis dans un second temps les poissons carnivores, l'homme étant intoxiqué en bout de chaîne alimentaire. Les ciguatoxines agissent en provoquant l'ouverture prolongée des canaux sodiques voltage-dépendants répartis au niveau des cellules nerveuses et musculaires de l'organisme avec un tableau clinique dominé par des signes digestifs, neurologiques, cardio-vasculaires et généraux. Il n'existe pas à ce jour de diagnostic biologique fiable et le mannitol est le seul traitement dont l'efficacité ait été confirmée par un essai clinique en 1992.

C'est en Polynésie française que ce travail bibliographique a été réalisé avec la collaboration de l'Institut Malardé qui lutte depuis 1967 pour affiner les connaissances dans ce domaine et établir une prévention efficace face à un phénomène qui pose de réels problèmes de santé publique.