Doctorat en Pharmacie - Université de Bordeaux II (France), 140 p.
Résumé
La filariose de Bancroft est l'une des premières endémies en Polynésie française et ses manifestations invalidantes ont un impact sanitaire et socio-économique important sur ce territoire.
La grande compétence vectorielle du moustique Aedes polynesiensis rend cette parasitose difficile à contrôler. Le programme d'élimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique (PacELF : Pacific programme to Eliminate Lymphatic Filariasis) mis en oeuvre par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fait intervenir une lutte anti-vectorielle indispensable mais qui, encore aujourd'hui, se résume pour l'essentiel à l'utilisation de produits chimiques et des recommandations.
La découverte récente de la bactérie Wolbachia endosymbiote du moustique a suscité le plus grand intérêt. Cet endosymbiote manipule la reproduction des arthropodes. La régulation des populations d'Aedes polynesiensis aiderait à endiguer l'endémie de la filariose lymphatique en Polynésie.
L'Institut Louis Malardé, basé à Papeete, Polynésie française, étudie activement les interactions Wolbachia-vecteur.
Après une revue générale de l'endémie dans la région, nous rapportons dans cette thèse les dernières connaissances issues des recherches poursuivies à l'Institut.
Nous décrivons une étude que nous avons réalisée, au sein de ce centre de recherche, pour évaluer la densité de Wolbachia chez deux vecteurs transmetteurs de la maladie, en utilisant des méthodes récentes de travail telles que la PCR en temps réel.
Ces études sur Wolbachia s'avèrent très prometteuses dans la perspective d'élaboration d'une lutte anti-vectorielle biologique contre Aedes polynesiensis ou même ultérieurement contre d'autres vecteurs.